In the Dark ou l’humaine et les séries… épisode 1

#Série

Les séries… aussi prenantes qu’un film, mais en beaucoup plus courts, priorisation du temps d’écran oblige; depuis quelques années, je manifeste plus d’engouement à regarder un épisode de série qu’un film en soirée, entre le boulot, et les choses à faire… durant les semaines chargées, lorsque le minutage est lancé… c’est un bon moyen de se divertir, sans s’enliser dans le canapé !

Bien évidemment, j’adore les Cinédog en tête à truffe avec ma boule de poils, mais la production étant ce qu’elle est, la quantité de films ou séries mettant en scène des boules de poils restant relativement limités, tout naturellement, je regarde aussi, des séries 100% humaines… Quoi que, avec ce premier article « série », je fais malgré tout, un clin d’œil, à mon domaine de prédilection…

Une série humaine, sous fond de chiens guides… C’est significatif comme l’inclination que l’on peut avoir pour un composant, fait basculer toute la perception; Bref, c’est une série humaine mais parmi les acteurs, vous constaterez, qu’il y a des chiens… Encore, je sais !

Pour les séries, je suis clairement à placer dans la catégorie « bon public« , « essai, erreur » « la curiosité en étendard de mes habitus de visionnage » ; comme la majorité d’entre vous, je me laisse aisément tenter par les premiers épisodes, même si le synopsis ne me transcende pas, en restant dans la logique « sait-on jamais.. », je préfère me faire ma propre opinion, généralement, le visionnage des deux à trois premiers épisodes suffit pour m’accrocher, a contrario, il m’est arrivé de décrocher après 20 minutes… Bref, mes sélections sont donc éclectiques … et parfois les séries visionnées, sont à l’antipode l’une de l’autre…

Passons à cette fameuse série… Un chien sur la cover, il n’en fallait pas plus, ma curiosité était activée !

In the dark, est une série américaine réalisée par Corinne Kingsbury, avec au casting, notamment : Perry Mattfeld, Rich Sommer, Brooke Markham,… lancée en avril 2019, la série est en cours de réalisation, la saison 1 étant bouclée avec un total de 13 épisodes d’une durée moyenne de 42 minutes, c’est désormais, la saison 2 qui mijote en coulisse…

« Seule témoin du meurtre de son meilleur ami dealeur de drogue, Murphy, une jeune aveugle, se met à enquêter avec son chien, Pretzel, pour retrouver le meurtrier, tout en jonglant entre sa vie amoureuse très agitée et son travail qu’elle déteste au sein de l’école Breaking Blind, qui forme les chiens d’aveugles et est gérée par ses parents surprotecteurs. »

Après visionnage, je ne suis pas en adéquation totale avec la conformité du synopsis, sans spoiler, il y a des nuances à intégrer… mais d’emblée, en le lisant, ça m’a motivé dans la découverte de la série; peut-être suis-je restée focalisée sur le mot « chien…. » mais c’était suffisant pour m’intriguer.

Un aperçu?

In The Dark (The CW) Trailer HD VO

Pourquoi j’ai accroché ? Tout d’abord, l’enchaînement des épisodes intègre et développe l’intrigue de manière dynamique; le rythme est soutenu, chaque épisode permet d’avancer; j’ai du mal avec les séries qui stagnent trop longtemps, en ne ciblant le champ d’action que sur un élément, ou qui campe sur une intrigue unilatérale qui en devient vite redondante. Le premier épisode campe le décor, profile les personnages principaux, insuffle l’intrigue centrale, petit à petit, le second, le troisième, intègrent de nouveaux personnages, renforcent l’intrigue centrale, et insufflent des intrigues secondaires, tout en permettant aux personnages d’évoluer ou dirons-nous, à leurs caractéristiques initiales, de se complexifier…

Ainsi, l’intrigue principale se fige sur l’enquête liée à son ami… mais on a également en parallèle, sa relation aux hommes, aux addictions, à sa cécité, de fait, à son chien guide, à la société et au statut de malvoyante dans la sphère familiale, qui plus est, en tant qu’enfant adopté, par des parents voyants. Le contraste du personnage, lorsqu’elle alterne les postures, atténuant sa désinvolture de façade par ce rôle improvisé qu’endosse Murphy, pour une ado qui apprend le monde adulte, sans mère, en incarnant sporadiquement, le statut de mentor, d’une efficacité insoupçonnée, d’ailleurs; de par sa personnalité complexe et ambivalente, … On peut y percevoir une quête identitaire….ce qui présage une évolution du personnage principal, et c’est ce qui me plait beaucoup dans cette série. Il y a de la pertinence dans les problématiques abordées, on peut y avoir une forme de sensibilisation également, à la complexité humaine…

Et le chien alors? Justement, avec le chien, c’est pas l’amour fou sur le lancement, une forme de rejet, indirectement car il incarne l’assistanat qu’elle se refuse à accepter; cependant, la relation évolue progressivement… Il faudrait malgré tout penser à lui signaler que fumer dans un petit espace cloisonné avec un chien, équivaut à le rendre fumeur… mais en dehors de cet aspect, désinvolte de Dog’smom très à la ramasse, le personnage principal, Murphy, est attachante, autant qu’attachiante…

Alors, les ados sont moins prudes que ce qu’ils étaient à mon époque, certes, il y a des ados dans la série, mais je ne la recommande pas pour autant au jeune public,… Surtout, si vous ne vous sentez pas en phase avec la perspective d’aborder les notions suivantes : Sexshop, tabagisme, drogue, atteinte à la pudeur, … Trop de thématiques qui nécessitent un accompagnement préventif… Si vous avez de « vrais ados » parce que parfois, j’en lis qui parle d’un ado de 9 ans… Entendons, par ado, ceux avec qui vous avez déjà abordé la sexualité, la prévention, ou qui ont maturé la notion de télévision,… à prendre avec recul.

Pour moi, évidemment, ça ne plaira pas à tous, et encore heureux, il en faut pour tous les goûts; c’est une série qui se laisse regarder, de l’humour, des travers humains, certes, amplifiés, qui frôlent parfois la dérision, une configuration cliché sur certains aspects, mais un scénario qui tient la route, dans l’évolution relationnelle et psychologique des personnages, même si l’amplification est perceptible, après, ça reste de la fiction, à dissocier de la télé-réalité, une mise en scène efficace, un chien sacrément craquant et très patient… Bref, ce n’est pas la série qui me marquera à vie, mais je l’apprécie pour ce qu’elle est, un divertissement peaufiné. Elle a passé le cap des premiers épisodes fatidiques, et c’est avec plaisir que je découvre chaque nouvel épisode … Elle me plaît suffisamment pour susciter l’envie de vous en parler !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s